Reims, le plus beau champion des années 2000 ?

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Des résultats fantastiques et une constance irréprochable, offrent au Stade de Reims, une présence sur tous les tableaux du championnat. Les rouges et blancs marchent sur la Ligue 2, et vont retrouver l’élite du football français, la saison prochaine.

Reims : le plus beau champion des années 2000 ?

Nul besoin d’être ingénieur physicien pour reconnaître l’incroyable saison que réalisent les Rémois. Pour autant, un rapide calcul permet de le reconnaître encore plus aisément. Sur ces dix dernières saisons, la place de champion de France de Ligue 2 a été acquise avec une moyenne de 72 points après 38 rencontres. C’est exactement le score que présentent les rouges et blancs… à sept journées du dénouement final.

Est-il possible de faire mieux que Monaco et Metz en 2013 et 2014 ? Champions avec 76 unités ! Est-il possible d’égaler les 78 points du Havre et de Troyes en 2008 et 2015 ? Cette année, les hommes de David Guion, imposent une écrasante moyenne de 2,32 points remportés par match. Un rythme qui permet au SDR d’envisager 87 points à la fin de cette édition… soit quatre de plus que le LOSC, lors de la saison 1999 / 2000, vainqueur du titre avec 83 points. Oui, le Stade de Reims marche sur le championnat de Ligue 2.

Une présence sur tous les tableaux

Meilleure équipe à domicile comme à l’extérieur, meilleure défense avec seulement 18 buts encaissés jusqu’à aujourd’hui, devant Clermont (28 buts). Reims est aussi la deuxième meilleure attaque de Ligue 2, pour un total de 58 unités, sept de moins que Nîmes, meilleur dans cet exercice.

C’est une saison qui fera date dans les mémoires des supporters. Ce remarquable et impressionnant succès acquis sur la pelouse du FC Sochaux (2-4) le 16 septembre dernier, n’est qu’un aperçu de ce qu’allaient réaliser les Rémois. Vint ensuite, trois jours plus tard, un incroyable 5-0 infligé au Gazélec Ajaccio, puis ce 5-1 à Valenciennes ou plus récemment ce 4-0 contre Châteauroux, en mars dernier. Il y a incontestablement une classe d’écart entre le Stade de Reims, et le reste du championnat de Ligue 2.

Sa réussite vient avant tout de son collectif, car Reims ne présente pas de buteur-clé se démarquant réellement du groupe. Pablo Chavarria et Theoson-Joran Siebatcheu, n’auront trouvé les chemins des filets « qu’à » douze reprises. Loin derrière les 24 buts inscrits par Umut Bozok, l’attaquant et meilleur scoreur du championnat, avec Nîmes Olympique. Si aujourd’hui, le Stade de Reims est assuré de retrouvé l’élite, rien n’assure pour autant un avenir prometteur en Ligue 1. 

Reims sera t-il au niveau de la Ligue 1 ?

Malgré ses nombreux succès et sa régularité cette saison, il y a néanmoins un détail faisant tâche. Face à l’actuel top 5, le SDR n’a remporté que 7 points sur 15 possibles. Un détail ? Peut-être. Mais un détail parlant. Avec deux défaites lors des deux rencontres opposées au FC Lorient, ancien pensionnaire de Ligue 1, la saison dernière, les rémois montrent leurs limites face au jeu proposé au plus haut niveau du football français. Loin d’être aussi physique que le championnat de L2, l’élite du football français est beaucoup plus portée sur la tactique, la technique et la vitesse de jeu. Comme n’importe quel promu, c’est avant tout son recrutement qui fera pencher la balance. Les rouges et blancs le savent, ils connaissent déjà l’étage du dessus : rien ne sera simple. 

D’ailleurs, il existe une énumération déroutante pour un champion : cinq des dix derniers vainqueurs du championnat de France de Ligue 2, ne sont plus présents en Ligue 1. Le bilan risque en plus de s’alourdir : le FC Metz est quasiment condamné alors que Troyes et Strasbourg jouent leur survie. Au bout du compte, seul l’AS Monaco remporte une place durable dans ce championnat. Mais avec quels moyens ? Certainement pas ceux de Reims ou de n’importe quel promu.

Bien sûr, il ne s’agit pas là de condamner le Stade de Reims avant même que cette saison ne soit terminée. D’autant plus que les dirigeants rémois ont l’avantage de connaître très tôt leur avenir, et donc, de préparer plus calmement ce prochain objectif que sera le maintien. Les Rouges et Blancs retrouvent donc leur place, celle d’un club historique du football français, celle d’un club de haut niveau parmi le top 20 de l’Hexagone.

Matthieu MUGNERET

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