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C’est une histoire qui pourrait être tirée d’une fiction. Une nouvelle faisant le portrait d’une équipe de mecs en short et chaussettes hautes qui partiraient à la conquête de leur propre ville. Cité lumière, gardée par une tour de fer aux allures fières et au regard tourné vers le jardin des Princes. Le Paris FC se prépare à une bataille.

Paris FC: bientôt en Ligue1 ?

Le Real et l’Atletico pour Madrid. La Lazio et l’AS Rome en Italie. Arsenal, Chelsea, Crystal Palace, Tottenham et West Ham se battent pour le pouvoir londonien. Finalement, pour ressembler à nos grands championnats voisins, un concurrent local manque au PSG. Bien sûr, le Paris FC (Paris Football Club), fondé en 1969, soit un an avant l’actuel leader de Ligue 1, est à des années-lumières des soirées prestigieuses du XVIème arrondissement. Pas de Neymar, pas de Cavani, pas de Ligue des Champions et le maintien comme unique objectif. Car oui, en cas de montée, le PFC devra se faire une place au milieu d’une fourmilière où le sang du PSG coule à flots dans cette artère principale qu’est la Seine. Une ville qui rêve certainement plus d’un trophée européen que d’un second club parisien.

Un deuxième club dans la capitale ?

Paris a-t-elle la place d’accueillir deux équipes au plus haut niveau ? Pour vivre, un club de football ne peut se passer de l’appui de supporters et donc de ressources financières. A titre de comparaison, Londres est peuplée par 8.67M d’habitants pour cinq clubs en Premier League. Lisez plutôt qu’un club londonien peut s’appuyer sur un potentiel moyen de 1.73M de ressources humaines. A Madrid, cette moyenne s’élève à 1.58M d’âmes par club et 670 000 pour Milan. Sans compter les nombreux touristes de passage dans notre capitale, 2.24M de personnes vivent à Paris. Ce qui classe la ville en 5ème position dans l’Union Européenne. En la comparant à Milan, il est statistiquement plausible d’accueillir jusqu’à trois clubs en Ligue 1.

Alors que les regards se tournent vers Madrid, lieu d’une prochaine bataille d’Europe, le Paris FC fait son chemin dans l’ombre gigantesque d’un insubmersible et clinquant paquebot, amarré rue du Commandant Guilbaud. Dans son stade Charléty, rarement plus de 2665 supporters sur 18 528 places disponibles, le second club de la capitale fait également son spectacle. Meilleure équipe à domicile en ne comptant qu’une seule défaite devant ses supporters (le 11 août 2017 contre Le Havre 0-3), le PFC mise avant tout sur sa défense.

La Ligue 1 à portée de main

Principalement menée par Bong, Delaine et Sidibé, comptabilisant chacun vingt rencontres de championnat, l’équipe coachée par Fabien Mercadam n’a encaissé que 18 buts cette saison. Ce qui en fait la deuxième meilleure muraille de Ligue 2 avec Le Havre. Comme rien n’est jamais parfait et qu’il est toujours possible de faire mieux, le principal axe d’amélioration reste l’attaque. Même si Malik Tchokounté et Dylan Saint-Louis totalisent douze réalisations à eux deux, l’attaque parisienne n’est classée que treizième avec 27 unités. Néanmoins, il est utile de rappeler qu’au niveau supérieur, Nantes peut prétendre à une place européenne en ayant la 17ème force offensive du championnat. Le rêve n’est donc pas interdit.

Seulement cinq points séparent le Stade Brestois (7ème) et Paris (3ème). Bien malin est celui qui peut prétendre connaître les noms du futur barragiste et du dauphin de Reims. Le parcours de ce Paris BIS reste une belle histoire pour ce club qui évoluait encore en National l’année passée. Avec un budget d’environ 10 millions d’euros, le PFC contraste nettement avec son homologue. Un abonnement à Charléty se vend 90€ contre environ 350€ au Parc des Princes. Une nouvelle opportunité pour les Parisiens souhaitant vivre la Ligue 1 à moindre frais ? Si ces deux écuries n’ont finalement que la localisation pour unique ressemblance, le destin pourrait bien leur donner rendez-vous et nous offrir un derby parisien.


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